Ce Soir : 79ème CEREMONIE DES OSCARS

mIAM :)

Palmarès :
Les infiltrés" de Martin Scorsese remporte l'Oscar du meilleur film

- HOLLYWOOD - Les Oscars 2007 ont enfin souri à Martin Scorsese, avec le trophée du meilleur film aux "Infiltrés" et la statuette du meilleur réalisateur, alors que les acteurs Helen Mirren et Forest Whitaker ont été comme prévu couronnés reine et roi de Hollywood.


L'Oscar de Scorsese, le premier à 64 ans, met fin pour lui à une série noire de cinq nominations sans victoire depuis 1981. "Les infiltrés", sanglant thriller sur la pègre de Boston, a en outre remporté l'Oscar de la meilleure adaptation et du meilleur montage, se plaçant en tête du palmarès de la 79e cérémonie hollywoodienne avec quatre trophées.

Côté acteurs, l'Académie des arts et des sciences du cinéma a comme attendu distingué l'Américain Forest Whitaker pour son portrait du dictateur ougandais Idi Amin Dada dans "Le dernier roi d'Ecosse" et la Britannique Helen Mirren, Elizabeth II dans "The Queen" de Stephen Frears.

La débutante Jennifer Hudson, 25 ans, est elle aussi repartie du théâtre Kodak avec la statuette du second rôle féminin qui lui était promise pour la flamboyante comédie musicale "Dreamgirls", nommée huit fois mais qui n'aura finalement remporté qu'un autre Oscar, celui du mixage.

Le prix du meilleur acteur dans un second rôle a échu au vétéran Alan Arkin, 72 ans, couronnant une longue carrière relancée avec la comédie déjantée "Little Miss Sunshine" où il joue le grand-père acariâtre et obsédé sexuel. Ce film indépendant s'est également vu attribuer l'Oscar du meilleur scénario original.

L'ancien vice-président démocrate Al Gore a reçu l'onction de Hollywood pour le film sur le réchauffement climatique "Une vérité qui dérange" dans lequel il apparaît: Oscars du meilleur documentaire et de la meilleure chanson originale.

"Nous devons résoudre la crise climatique. Ce n'est pas un problème politique, c'est un problème moral" a lancé M. Gore, salué debout par l'assistance.

Auparavant, celui qui avait été le concurrent malheureux de George W. Bush à la Maison Blanche en 2000 avait fait rire la salle en entamant une fausse déclaration de candidature à la présidence, interrompue par la musique qui signale aux gagnants des Oscars qu'il est temps d'abréger leur discours.

A l'heure des comptes, l'oeuvre fantastique du Mexicain Guillermo del Toro "Le labyrinthe de Pan", se place deuxième du palmarès avec trois prix: direction artistique, maquillage et photographie.

Pour l'Oscar du meilleur film en langue étrangère, les électeurs de l'Académie lui ont en revanche préféré "La vie des autres", un drame sur fond d'espionnage de la Stasi dans les dernières années de la RDA signé du jeune allemand Florian Henckel von Donnersmarck.

Le drame international "Babel", qui était sélectionné sept fois, a fait les frais de la "Scorsesemania" en n'obtenant qu'un Oscar, celui de la meilleure musique originale, remis à l'Argentin Gustavo Santaolalla, déjà vainqueur en 2006 pour celle de "Brokeback Mountain".

Le film de guerre de Clint Eastwood, "Lettres d'Iwo Jima", s'est quant à lui contenté du meilleur montage sonore, tandis que le long métrage "Happy Feet", l'histoire délirante d'un manchot danseur de claquettes, a gagné l'Oscar du meilleur film d'animation.

La cérémonie s'est aussi aventurée dans le conflit israélo-palestinien en récompensant le court-métrage "West Bank Story", une comédie musicale sur l'amour entre un soldat israélien et une vendeuse palestinienne de kebabs.

Le compositeur italien Ennio Morricone, récompensé pour l'ensemble de sa carrière a livré un discours de remerciements en italien, traduit en anglais par Eastwood. Les deux hommes figurent ensemble aux génériques des "western-spaghetti" de Sergio Leone, tournés il y a plus de 40 ans.
Ce Soir : 79ème CEREMONIE DES OSCARS

# Posté le dimanche 25 février 2007 06:27

Modifié le dimanche 08 avril 2007 08:03

Le Dernier Roi d'Ecosse

The Last King of Scotland
14 Février 2007
Interdit aux moins de 12 ans

Réalisé par : Mr Kevin Macdonald
Avec : Forest Whitaker, Gillian Anderson, James McAvoy
Attention : BIOPIC :)

Synopsis :
Jeune médecin écossais tout juste diplômé, Nicholas Garrigan débarque en Ouganda en quête d'aventure et décidé à venir en aide à la population.
Peu après son arrivée, il est appelé sur les lieux d'un accident : le nouveau leader du pays, Idi Amin Dada, a percuté une vache avec sa Maserati. La façon dont Garrigan maîtrise la situation, son calme et sa franchise surprennent Amin Dada. Fasciné par l'Histoire et la culture écossaise, il trouve le jeune homme sympathique et lui propose de devenir son médecin personnel.
Séduit par le charisme du chef de l'Etat, le jeune médecin rejoint le cercle présidentiel au sein duquel il mène grand train. Bombardé confident du dictateur, piégé au coeur de la mégalomanie meurtrière d'Amin Dada, Garrigan, témoin d'enlèvements et d'assassinats, devient malgré lui peu à peu complice d'un des plus terrifiants régimes africains du XXème siècle.

Site officiel : here
Bande-Annonce : here (anglais sous titré)

*****

En voyant le dernier roi d'écosse j'ai trouvé que, ce que le réalisateur avait parfaitement réussi dans ce film était de montrer la montée d'une didacture. Rien de nouveau me direz vous mais ce qui est interressent ici est de le voir à travers un oeil extèrieur.

Nicolas est un jeune diplomé qui vient d'une famille aisé. Il part en afrique sur un coup de tête, il choisis d'ailleurs sa destination par pure hasard. Ce qu'il recherche c'est l'aventure! On se doute dès ce moment qu'il va être gâter. Insouciant, Nicolas va donc partir seul dans ce pays à l'époque en crise et il va découvrir le général Amin Dada représenté tel un sauveur du pays et lui aussi va le considéré comme un héros. Après une rencontre Nicolas sera engagé comme medecin personel du nouveau président. Il sera de plus en plus fasciné par cet homme mais en murissant, lorsqu'il ouvrira enfin les yeux sur les problèmes qui l'entoure, il découvrira une autre facette du dictateur.

Le film est donc rythmé par le personnage principal. Au départ tout est représenté comme une aventure, on ne voit pas les horreurs de la guerre Elles sont évitées par le personnage qui fait semblant de ne pas le voir, tout est suggéré. Mais, lorsqu'il prend conscience, le rythme du film s'accèlere et entraine la panique. On prend alors tout en pleine gueule et on détourne les yeux plusieurs fois ( n'est ce pas laure anne?). On ne respire enfin qu'à la fin du film!

Le film aborde trés bien la vie du didacteur Amin Dada et ce n'est pas pour rien que l'acteur Forest Whitaker a reçu l'oscar du meilleur acteur pour ce film. Avec un jeu Trés impressionant.
Le Dernier Roi d'Ecosse

# Posté le mardi 27 février 2007 17:53

Modifié le mardi 10 avril 2007 16:42

Chronique d'un scandale

Notes on a Scandal
28 Février 2007

Réalisé par : Mr Richard Eyre
Avec : Cate Blanchett, Judi Dench, Tom Georgeson

Synopsis :
Enseignante, à la veille de la retraite dans un collège de Londres, Barbara Covett n'a rien d'autre dans sa vie que son travail et un chat. Sa solitude prend fin avec l'arrivée du nouveau professeur d'art, Sheba Hart. La jeune femme se révèle l'amie idéale dont Barbara avait toujours rêvé.
Lorsque Barbara découvre que sa nouvelle amie a une liaison avec un de ses jeunes élèves, leur relation prend un tour plus redoutable. Barbara menace de révéler le scandale à tout le monde, à commencer par le mari de Sheba...
Dans ce jeu trouble et cruel, ce sont les propres secrets et les obsessions de Barbara qui font surface. Entre les deux femmes, commence un affrontement qui va les emmener au bout de leurs faux-semblants et de leurs mensonges...

*****

Un film angoissant tenu principalement par le jeu de ses deux actrices principales, Cate Blanchett et Judi Dench impréssionante.

La mise en scène rythmée nous accroche à notre fauteuil et la musique nous sert au ventre.
Le film aborde de manière subtil des questions complexes sur les relations entre individu, la manipulation que deux personnes peuvent avoir l'un sur l'autre.

Le plus intérressent dans ce film est donc de voir de quel manière le scandale se produit, les raisons qui peuvent amener le personnage de Cate Blanchett à sortir avec un de ses élèves, [scène qui entre autre m'a beaucoup choqué] Mais aussi l'histoire de Barbara (Judi Dench) et ce qui la pousse à l'obsession. Le plus remarquable d'ailleurs dans ce film c'est qu'on s'attache à ce personnage perturbé et manipulateur. On se pose beaucoup de question enfin à la sortie du film sur les limites de l'amitié. comme éviter les ptites étoile jaune héhé ( cette blague est totalement inutile si vous n'avez pas vu le film...si vous l'avez vu aussi entre autre...:s)

Bonne soirée ;)
Chronique d'un scandale

# Posté le mardi 27 février 2007 17:55

Modifié le mardi 10 avril 2007 16:16

BONNE SEANCE LES GENS !

sur ce. a voir. el camino de los ingless d'Antonio Banderas et Le nombre 23. Nue propriété. Le Direktor. Pee Wee (le premierBurton!). Entre adultes. Lady Chaterley. Azul. Molière. Les témoins. Il a fallu que maman s'en aille...
BONNE SEANCE LES GENS !

# Posté le mardi 27 février 2007 18:02

Modifié le dimanche 29 juillet 2007 04:04

Azul

Azul
Azul
oscuro casi negro
28 Février 2007


Réalisé par: Daniel Sánchez Arévalo

Avec: Quim Gutiérrez, Marta Etura, Antonio de la Torre ( qui a d'ailleurs jouer dans Volver de Pedro Almodovar)

Synospis:
Jorge, malgré un master de gestion, a dû reprendre le travail de concierge de son père handicapé et s'occuper de lui à plein temps. Son frère ainé, Antonio, est en prison. Natalia, la fille qu'il aime depuis l'enfance, est revenue vivre dans l'immeuble. Son meilleur ami, Israël, passe son temps sur le toit à espionner les voisins découvrant ainsi que son propre père fréquente le salon de massages coquins d'en face. Tout bascule pour Jorge quand Antonio, sorti de prison, lui demande un étrange service : mettre enceinte, à sa place, Paula, sa petite amie restée en prison...

*****

Ce n'est pas pour rien que le film est qualifié comme la relève de Pedro Almodovar. Comme pour les films d'Almodovar l'histoire est tenue par des personnages forts dont la vie bascule dans une histoire incroyable. Ces personnages sont simples, attachants et en même temps restent différent de nous.

Comme le veux sont titre dans le film tout est "Azul". Non pas que l'image soit bleue mais elle est composé d'élement de cette couleur. Ce qui créer une ambiance trés particulière et fascinante. On trouve de plus des plans esthétiquement magnifiques où nous sommes obliger de sortir un ptit "wahou" ( n'est ce pas coline?). D'ailleurs Azul oscuro casi negro, le titre original du film, signifie en espagnol bleu nuit presque noir. Il peut symboliser un état d'esprit, un avenir incertain, ou désigner une couleur qui varie en fonction de la lumière, du support et de l'humeur. Ces élements se retrouve donc tous dans ce film.

Le réalisateur explique sa vision de la vie à travers son film:
" Azuloscurocasinegro est l'histoire de gens qui luttent contre leur destin, contre ce qui est écrit dans les étoiles". Des personnages piégés de l'autre côté d'une vitre, une vitre si fine qu'on la devine à peine, presque invisible mais qu'on peut difficilement ignorer. Une vitre qui les sépare de leurs rêves, une vitre à laquelle ils se heurtent sans cesse mais qu'ils oublient chaque jour, aussi facilement qu'un petit poisson oublie qu'il est dans un aquarium. Les personnages sont incapables de faire la différence entre ce qu'ils veulent et ce dont ils ont besoin, ce sont des gens qui ont toutes les peines du monde à renoncer aux choses. Ils veulent tout et pourtant, peu à peu, ils doivent apprendre à arrêter de résister, à arrêter de défi er la vie, et pas par docilité, bien au contraire. Ils doivent apprendre à accepter leurs propres limites pour progresser, doucement. Pour atteindre une destination foncièrement différente de celle dont ils rêvaient, mais une destination peut-être plus accueillante, plus agréable... "

Azul a été nommé 6 fois au Goya 2007 : Meilleure mise en scène originale (Daniel Sánchez Arévalo), Meilleur second rôle masculin (Antonio de la Torre), Meilleure révélation masculine (Quim Gutiérrez), Meilleure actrice (Marta Etura), Meilleure musique originale (Alba Gárate) et Meilleur scénario original (Daniel Sánchez Arévalo). L'équipe du film est repartie de la cérémonie avec trois trophées : Meilleure mise en scène originale, Meilleur second rôle masculin, Meilleure révélation masculine.

# Posté le mercredi 11 avril 2007 04:02